Au pays du Soleil Levant avec Charles Damourette
Reportage

Toujours à la recherche de photographes talentueux, l’équipe du Mag a décidé de vous présenter Charles Damourette, jeune Lillois de 26 ans, devenu photographe à plein temps après s’être fait repéré pour ses clichés de rue touchants de vérité. L’un de ses derniers voyages l’a emmené dans le Japon urbain, si riche de contrastes, périple qu’il nous raconte en images et en mots.

« Je reviens du Japon : Tokyo, Kyoto, Osaka… Un vrai régal pour la photographie de rue ! L’atmosphère est très différente de l’occident. Tout est toujours en mouvement, il y a énormément de matière pour travailler. Lors de ce genre de voyage, j’aime me concentrer sur les habitants et leurs habitudes : pas de carte postale, mais de la vie, pour faire ressentir l’ambiance particulière, donner à voir les coutumes locales… Je n’hésite pas à voler des images pour plus d’authenticité.

Pour ce voyage au Japon, le pays d’origine de Nikon, j’ai travaillé avec deux objectifs plus vieux que moi : un Nikkor 28mm F2 Ai-s et son grand frère le Nikkor 35mm f2 Ai-s. Entièrement manuel, avec un grain particulier, un léger vignettage mais un piqué magnifique au centre et un effet relief propre aux vieux objectifs. C’est une manière de photographier que j’apprécie, uniquement en mode manuel, pour un contrôle de la prise de vue à 100%. Et si la photo est réussie, c’est encore plus gratifiant ! »

Propreté - Tokyo, décembre 2016

« Ce qui frappe assez vite en arrivant au Japon, c’est la propreté générale. Il n’est pas rare de voir le matin des personnes descendre de leur immeuble pour nettoyer leur trottoir. En plein centre-ville, aucun mégot par terre, encore moins de papiers, de canettes, de journaux qui traînent… »

Silhouette : Passage piéton - Tokyo, décembre 2016
Stop - Tokyo, décembre 2016

« Les japonais sont extrêmement « carrés », rien ne dépasse, chaque chose a sa place. Sur le trottoir, dans les escaliers, le métro, il y a un sens de marche (le même que sur les routes, à gauche toute). De même, lorsque le passage piéton est rouge, il peut être minuit et n’y avoir aucune voiture, il reste très rare de voir quelqu’un traverser. »

Endormi - Tokyo, décembre 2016
Taxi break - Tokyo, décembre 2016

« Les japonais dorment facilement dans les transports en commun. Cela peut sembler étrange mais là-bas, le métro est calme, ne sent pas mauvais, les gens ne se bousculent pas et il y a peu de bruit (hors période de pointe, évidemment…) ! Travaillant énormément, il n’est pas rare de voir également quelques taxis se garer pour faire une petite sieste avant de repartir enchaîner les courses. »

Pêcheur à la page - Tokyo, décembre 2016
Vendeur de poisson - Tokyo, décembre 2016

« Ce que j’aime dans la photographie de rue c’est de pouvoir figer un moment de vie que j’ai aperçu. J’essaye le plus possible de véhiculer quelque chose dans mes photos, ne pas juste prendre quelque chose de « beau » ou d’esthétique même si parfois j’ai juste envie d’immortaliser la beauté d’une scène. »

Kimonos à fourrure - Kyoto, décembre 2016
Femmes au temple – Nara, décembre 2016

« Dans la photographie de rue, on repère, on cadre, ou compose, on déclenche au moment choisi, mais on doit surtout faire avec ce qui se passe sous nos yeux. Rien n’est mis en scène et il y a une grande part de hasard. C’est justement tout un travail que d’être constamment dehors, à l’affut, l’appareil autour du cou, à choisir une rue, un horaire particulier, et que de capturer au bon moment, ni avant, ni après. »

Superman habite Tokyo – Tokyo, décembre 2016

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Charles Damourette

Charles Damourette

Jeune photographe Lillois de 26 ans, devenu photographe à plein temps après s’être fait repéré pour ses clichés de rue touchants de vérité.

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