«Capturer le mouvement» derrière l’objectif de Quinn Rooney
Reportage

Hier nous évoquions l’aspect créatif de la photographie de sport en direct de PyeongChang avec Matthias Hangst, aujourd’hui place à une partie très technique expliquée en détail par le récit de Quinn Rooney, photographe basé en Australie avec Getty Images, qui revient sur les clés pour capturer correctement le mouvement dans un contexte particulier.

« Pour le troisième jour des Jeux Olympiques d’hiver, j’ai été chargé de couvrir la Luge. La compétition impliquait que chaque concurrent ait deux manches sur le parcours. Pour la première manche, j’ai choisi d’avoir une image de chaque athlète qui passait devant la signalisation de PyeongChang. J’ai choisi une place surélevée dans les tribunes pour pouvoir faire le tour de la foule devant l’action et capturer l’interaction entre les fans et les concurrents.

Hannah Prock of Austria during the Women’s Singles Luge run 2 at Olympic Sliding Centre on February 12, 2018 in Pyeongchang-gun, South Korea. Nikon D5 |AF-S NIKKOR 300mm f/4E PF ED VR | ISO 640 | 1/30 s | f/13 Photo by Quinn Rooney/Getty Images

Les lugeurs se déplacent à très grande vitesse, parfois jusqu’à 150 km heure donc pour geler l’action je dois shooter à 6400e de seconde. Je voudrais me concentrer sur la piste et cadrer l’image jusqu’au bord des anneaux. Ensuite, il s’agissait d’écouter le bruit de la luge alors qu’elle descendait la piste et de chronométrer pour shooter au bon moment alors que les athlètes passaient devant le panneau.

Aileen Christina Frisch of Korea slides during the Women’s Singles Luge run 1 at Olympic Sliding Centre on February 12, 2018 in Pyeongchang-gun, South Korea. Nikon D5 | AF-S NIKKOR 70-200mm f/2.8E FL ED VR | ISO 5000 | 1/6400 s | f/2.8 Photo by Quinn Rooney/Getty Images

Sachant que j’avais maintenant une image de chaque concurrent, pour la deuxième manche j’ai décidé de faire un panoramique plus créatif. J’aime cette technique car elle donne au spectateur une idée réelle de la vitesse de déplacement des lugeurs. Avant le début de la compétition, je devais marcher sur la piste pendant la prise de vue et j’avais vu une belle brèche dans certains arbres que je pensais pouvoir exploiter pour ce travail.

Luger Katarina Simonakova of Slovakia trains ahead of the PyeongChang 2018 Winter Olympic Games at the Olympic Sliding Centre on February 6, 2018 in Pyeongchang-gun, South Korea. Nikon D5 |AF-S NIKKOR 14-24mm f/2.8G ED | ISO 3200 | 1/8000 s | f/13 Photo by Quinn Rooney/Getty Images

Encore une fois au départ je me suis focalisé sur un espace entre les arbres et dès que j’avais un aperçu du concurrent dans un virage, j’essayais de suivre le sujet au milieu de mon viseur alors qu’ils se frayaient un chemin dans le virage, puis quand l’athlète était dans cet espace entre les branches c’était alors le bon moment pour shooter au 1/30ème de seconde afin de capturer le mouvement « .

Retrouvez prochainement un nouvel épisode de cette série spéciale PyeongChang sur Le Mag !

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  1. Gressy Agnes dit :

    Bonjour merci de ce partage effectivement la vitesse facilite pas bravo

  2. ponchis dit :

    Formidable photos mais je croyais que les photographes sportifs prenaient en rafales !