Quand action et immobilité se rencontrent pour une séance photo culinaire (partie 2/2)

Tuto

Nous vous avons récemment partagé nos deux premières astuces du thème 20 #CreateYourLight sur la macrophotographie culinaire. Voici aujourd’hui les trois dernières, par Donna Crous photographe spécialisée dans les aliments et produits frais, et Aurélie Gonin, vidéaste de sport et de montagne. Suivez-nous pour à utiliser leurs astuces pour…

Des créations qui sortent de l’ordinaire

Lorsqu’on regarde dans un objectif macro, beaucoup de détails deviennent visibles. Mais un vrai objectif de macro tel que le NIKKOR Z MC 50mm f/2.8 a un rapport de reproduction de 1:1 (taille réelle). Vous pourrez ainsi capturer de petits sujets dont chaque détail sera reproduit avec une netteté parfaite.

D’après Aurélie, un objectif macro « vous dévoile ce que les yeux ne peuvent voir ». Vous vous demandez peut-être ce que vous êtes en train de voir, et puis vous réalisez que vous allez pouvoir créer quelque chose d’extraordinaire.

Si vous avez déjà tenté de capturer des plans rapprochés extrêmes avec un smartphone ou un simple appareil compact -ou même un objectif non-macro- vous aurez sûrement remarqué que plus vous vous approchez de votre sujet, plus il est flou. Il vous a peut-être même fallu reculer plus que vous ne l’auriez voulu pour obtenir une image nette ? Avec un objectif comme le NIKKOR Z MC 50mm f/2.8, vous n’aurez plus ce problème puisqu’il est optimisé pour la macrophotographie. Avec cette optique, vous aurez une image nette même si l’extrémité de l’objectif se trouve à 5 ou 6 cm du sujet  !

Détails et texture  : révélez ce que vos yeux ne voient pas

Détails et texture sont fondamentaux en photo culinaire, et avec un objectif macro tel que le NIKKOR Z MC 50mm f/2.8, vous capturerez la beauté cachée qui a tant fasciné Aurélie.

Le NIKKOR Z MC 50mm f/2.8 peut être utilisé avec n’importe quel boîtier de la gamme Nikon Z, qu’il soit plein format tel que le Z 5, Z 7II ou le Z 6II, ou au format DX tel que le Z 50.

Avec les appareils hybrides de la série Z, vous pourrez l’utiliser comme un objectif 50mm « standard », et capturer de superbes images de paysages, scènes de rue ou portraits, ou tout simplement réaliser d’époustouflantes photos macro.  Et vous pourrez également vous en servir comme d’un objectif 50mm standard, ou macro avec un appareil au format DX. Lors de la mise au point, les indications du barillet vous permettent de repérer quand vous êtes en « vrai mode macro », c’est-à-dire à un rapport de reproduction de 1:1 (taille réelle).

L’utilisation du NIKKOR Z MC 50mm f/2.8 sur un appareil hybride de la série Z au format DX entraîne ce que l’on appelle un « recadrage DX » des images. C’est-à-dire que vous obtiendrez des photos qui semblent prises avec une focale plus longue. Avec lui, vous aurez un recadrage 75mm, idéal pour les portraits en buste ou des recadrages plus serrés de petits sujets pris en macro.

Un autre avantage de cet objectif, c’est son faible encombrement et sa légèreté, qui permettent de le laisser sur l’appareil lors de vos pérégrinations. Et si vous utilisez un boitier équipé du système de stabilisation d’image et de réduction des vibrations (Z 5, Z 6, Z 7, Z 6II or Z 7II), vous obtiendrez également de superbes gros plans sans avoir recours à un trépied.

Trouvez la meilleure lumière pour les gros plans

Vous avez envie d’essayer de créer des photos culinaires riches en détails et ciselées comme celles de Donna dans notre vidéo ? Tout tient dans la bonne maîtrise de vos sources lumineuses.

La clé c’est savoir d’où vient la lumière. Donna et Aurélie parlent de « lumière directionnelle ». La lumière venant d’un côté oriente naturellement le regard sur une partie du sujet, puis se transforme en de jolies ombres sur les autres parties. Elles utilisent un œuf pour montrer la façon dont la lumière arrivant latéralement ou du dessus crée une ombre permettant de fondre votre sujet dans son environnement, évitant ainsi que l’image ne semble factice.

Nos deux photographes sont unanimes quant à l’importance du type d’ombre que projette la lumière. D’après Donna, une ombre douce est idéale pour créer une image saisissante, et pour cela, il faut une lumière douce.

En photographie culinaire, texture et dimension ont aussi leur importance  Essayez différents angles pour votre sujet, et vous réaliserez la façon dont la lumière modifie son apparence. Un éclairage sur l’avant du sujet va l’aplatir et donnera une photo bidimensionnelle. Un éclairage latéral en fera ressortir la dimension et la texture.

Pour la vidéo, Aurélie aime avoir recours au contre-jour, qu’elle trouve parfait pour la mise en valeur et les ombres. Quant à Donna, elle apprécie aussi beaucoup ce type de lumière pour certains aliments, ou pour souligner la profondeur et la transparence d’un verre de champagne.

L’éclairage que vous utiliserez dépendra de ce que vous voulez obtenir. Il est donc important de faire des essais pour trouver la lumière parfaite avant d’organiser votre prise de vue.

Astuce n°3 : Le test de l’œuf

Vous vous demandez quel est le meilleur endroit pour tester votre nouvel objectif ? Vous voulez voir de quelle façon la lumière affectera votre sujet ? Donna a un test simple.

Déplacez un œuf aux différents endroits de votre maison, ou du lieu de la prise de vue. Prenez le en photo avec une lumière latérale, venant de l’avant, puis à contre-jour. Et vous verrez ainsi la façon dont les différentes sources lumineuses le modifient. Comme le dit Donna, vos proches vous trouveront peut-être un peu bizarres, mais c’est un excellent moyen de découvrir quel est l’impact de la lumière sur votre sujet.

Image prise avec le Nikon Z 7II + NIKKOR Z MC 105mm f/2.8 VR S @ 50mm, 1/4s, f/5.6, 1000 ISO, par Donna Crous et Aurélie Gonin
Image prise avec le Nikon Z 7II + NIKKOR Z MC 105mm f/2.8 VR S @ 50mm, 1/4s, f/5.6, 1000 ISO, par Donna Crous et Aurélie Gonin

Macrophotographie astucieuse  : composez comme un pro !

En macrophotographie, les couleurs peuvent être incroyablement fascinantes, et s’amuser à disposer quelques fruits sur une toile de fond qui attire l’œil est une façon simple mais efficace d’améliorer ses compétences en matière de composition.

Regardez notre vidéo sur les astuces de Donna pour composer avec les couleurs et les espaces négatifs. L’espace négatif sert tout simplement à laisser votre sujet respirer en mettant du vide entre les différents éléments de votre composition.

Vous verrez Donna disposer un très bel arrangement d’agrumes sur des carreaux de faïence trouvés à proximité du studio. Les couleurs des fruits et des carreaux de faïence se complètent et donnent vie à l’image. « Essayons de placer les fruits en demi cercle » propose Donna, de façon à garder un peu d’espace négatif permettant au regard de naviguer. C’est ce mouvement du regard qui permet d’attirer votre attention sur une image de nature-morte culinaire.

Filmer un sujet immobile  : les différents angles racontent une histoire

Bien-sûr il ne s’agit pas de prendre de simples photos. Dans notre vidéo, Aurélie nous montre comment adopter différents angles permet de raconter une histoire, et qu’il est possible de créer un mouvement même en filmant des sujets fixes. Regardez la partie dans laquelle Aurélie filme une assiette de haricots « Lingua de fuoco » : ils sont incroyables avec leurs cosses rouges et blanches.

Pour faire la mise au point du premier au dernier haricot, Aurélie déplace simplement son plan focal en tournant la bague de mise au point. Cette manipulation est aussi possible à partir de l’écran tactile de votre appareil Nikon Z : changez la zone de mise au point en touchant les zones souhaitées directement sur l’écran.

Prises de vue nettes : trouvez votre plan focal

Le NIKKOR Z MC 50mm f/2.8 vous aidera à obtenir des images macro ultra précises aux détails saisissants. Trouver et conserver un niveau de précision élevé peut s’avérer difficile, surtout lorsqu’on on a l’habitude de photographier avec un smartphone qui fait tout à notre place ! Mais ne vous inquiétez pas. Suivez ces simples règles, et vous saurez capturer des photos nettes en un rien de temps.

Pour faire une mise au point nette, vous faites le réglage sur votre sujet puis appuyez sur le déclencheur, n’est-ce-pas ? C’est bien cela. Mais en macro, le moindre petit déplacement de l’appareil peut altérer la mise au point, et vous perdrez des détails que vous pensiez capturer. Vous avez fait la mise au point sur les yeux de l’insecte, plus qu’à déclencher, et vous vous retrouvez avec une image très détaillée de sa patte arrière…

C’est à cause de ce que l’on appel le plan focal. Le plan focal est un plan bidimensionnel dans lequel tout est parfaitement net. Le plus simple est de l’imaginer comme une plaque de verre placée devant l’appareil. C’est sur cette plaque que la mise au point est précise.

Tout ce qui se situe devant ou derrière cette plaque est flou. Plus un objet est loin de ce plan, plus il devient flou.

Pour des photos nettes : explorez la profondeur de champ

Il y a une zone juste devant et derrière le plan de mise au point dans laquelle les sujets restent encore relativement nets. La distance entre les objets nets les plus proches et les plus éloignés est appelée « profondeur de champ ».

C’est avec la profondeur de champ que vous devez jouer pour garder la beauté et la précision des petits sujets ou gros plans. Si vous débutez en macro, le mieux est de vous assurer une profondeur de champ maximale. Donc que la distance entre les objets nets les plus proches et les plus éloignés soit la plus longue possible.

Mais avec un objectif macro, si vous êtes proche de votre sujet votre profondeur de champ ne sera jamais bien grande. On la qualifie toujours de « peu profonde »ou « mince ». Vous ne pouvez jouer que sur quelques millimètres. Mais si vous photographiez une coccinelle ou un fruit dont vous voulez garder la tête ou les infimes détails nets, quelques millimètres de plus peuvent faire la différence !

Pour augmenter la profondeur de champ, augmentez la focale. Le NIKKOR Z MC 50mm f/2.8 a une ouverture maximale de 2.8, ce qui est parfait pour réaliser des flous d’arrière-plan (bokeh) en prise de vue non macro. Mais pour des images en macro, vous privilégiez une focale plus élevée.

Le numéro de focale vous indique quelle ouverture vous utilisez : plus ce nombre est bas, plus l’ouverture est grande. En augmentant ce chiffre, vous réduisez l’ouverture par laquelle la lumière pénètre dans l’objectif, ce qui augmente la profondeur de champ.

Astuce n°4 : Vous faites des vidéos ? Tirez profit de votre plan focal

Lorsque nous étions dans le studio de Tenerife, Aurélie a tourné un clip vidéo sur les myrtilles congelées. Pour cela, elle a déplacé une zone de mise au point extrêmement étroite sur les myrtilles, créant ainsi un véritable effet de surprise. On réalise ce type de plan focal étroit en plaçant l’objectif tout près du sujet. Tout ce qui est hors de la zone complètement nette est dans un très joli flou.

Si vous regardez la vidéo, vous verrez que c’est ce que fait Aurélie avec le NIKKOR Z MC 105mm f/2.8 VR S. Elle utilise l’ouverture maximum de 2.8. Avec le NIKKOR Z MC 50mm f/2.8, vous pourrez réaliser le même effet.

Insuffler du mouvement à des natures-mortes

 

Vous voulez capturer une photo parfaite de sucre glace saupoudré sur des biscuits ?

Dans notre studio de Tenerife, vous verrez Donna mettre du mouvement dans sa photo culinaire en saupoudrant du sucre glace sur des biscuits. En utilisant la fonction Intervallomètre (Interval timer) de son appareil Nikon Z, elle peut programmer une série d’images fixes. L’appareil prendra autant de photos que décidé par Donna, ce qui lui a permis d’ajouter ses mains à la scène, enrichissant ainsi l’image avec une très belle impression de mouvement.

Aurélie a aussi beaucoup apprécié filmer le saupoudrage du sucre glace sur les biscuits. Elle filme la même scène à vitesse normale, puis au ralenti (slow motion), car elle aime aussi insuffler un mouvement naturel à la vidéo. Dans le menu Vidéo (Movie Shooting), elle sélectionne une fréquence d’images de 120 ips pour obtenir un ralenti de 4x, révélant ainsi chaque détail du mouvement de sucre tombant.

Photo prise avec le Nikon Z 7 II + NIKKOR Z MC 105mm f/2.8 VR S @ 105mm, 1/245s, f/2.8, 100 ISO, par Donna Crous et Aurélie Gonin

Astuce n°5 : N’utilisez pas la balance des blancs automatique lorsque vous filmez

Si vous vous déplacez autour de votre sujet en filmant, comme le fait Aurélie lors de la capture des biscuits au ralenti (slow motion), vous verrez que les couleurs changent avec la lumière. C’est ce qui arrive si l’appareil est réglé sur BBA (Balance des Blancs Automatique). Ce réglage ajuste automatiquement la balance des blancs (ce qui rééquilibre les couleurs de vos images). Lorsque vous bougez autour de votre sujet, cet équilibre est modifié, car la fonction automatique contrebalance les couleurs en fonction des différentes lumières.

Or, si vous voulez filmer un sujet immobile sous différents angles, modifier les couleurs n’est sans-doute pas l’effet que vous recherchez ! Pour éviter cela, paramétrez juste la balance des blancs sur n’importe quel autre réglage que « Auto ». Ainsi, l’appareil appliquera toujours la même balance quel que soit l’angle, et la couleur de votre sujet sera la même pour chaque vue.

Allez-y  ! C’est par ici. Jusqu’où pourrez-vous aller en macro ? Montrez-nous les moindres détails et de toutes petites choses en (très) grand ! Explorez vos passions et taggez vos photos avec #CreateYourLight pour que vos images aient une chance d’être exposées dans notre galerie.

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