Quand action et immobilité se rencontrent pour une séance photo culinaire (partie 1/2)

Tuto

Notre voyage #CreateYourLight est de retour avec le thème 20 ! Nous vous invitons cette fois-ci à la découverte de collaborations créatives entre spécialistes de domaines différents ! Pour chaque thème, nous inviterons deux photographes travaillant dans des spécialités différentes à redécouvrir leur art dans un genre donné.

Commençons donc avec Donna Crous et Aurélie Gonin, qui explorent ensemble la photographie culinaire (food photography). Donna Crous est une blogueuse et photographe culinaire primée, et Aurélie Gonin est vidéaste de sports d’action, productrice, monteuse et réalisatrice.

Nous nous sommes rendus à Tenerife pour découvrir comment elles allaient sublimer leur créativité avec notre premier objectif macro de la gamme S-Line, le NIKKOR Z MC 105mm f/2.8 VR S. Que donne la-rencontre de deux créativités si éloignées ?

Des myrtilles congelées, des détails étincelants… et le « souffle du dragon »

Aurélie utilise habituellement un objectif zoom 24-70 pour capturer l’action, et l’émerveillement qui pointe dans sa voix à sa première utilisation du NIKKOR Z MC 105mm f/2.8 VR S veut tout dire. « On peut créer un nouveau genre d’images » en photographiant de plus près avec ce « superbe » objectif.

Le NIKKOR Z MC 105mm f/2.8 VR S est un objectif macro doté d’un pouvoir de résolution exceptionnel : il est extrêmement précis et a du tempérament. La sensibilité des Z 6II et Z 7II, respectivement de 24.5 MP et 45.7 MP, fournit une matrice exceptionnelle sur laquelle peindre dans leurs moindres détails les sujets les plus petits. Et bien-sûr, les fonctionnalités phénoménales de luminosité et de mise au point du système de monture Z permettent un contrôle exceptionnel de l’esthétique.

Vous verrez toutes ces qualités réunies dans la façon dont Donna a su capter chaque cristal de glace étincelant sur les myrtilles congelées. Aurélie est curieuse de savoir comment elle a réussi à rendre ces myrtilles surgelées aussi blanches. Et vous pourrez en faire autant lorsque vous aurez regardé la vidéo. Préparez vous à le faire chez vous. Vous aurez besoin d’un congélateur et…de « dragon breath » (le souffle du dragon).

Astuce 1 : Nette du premier à l’arrière-plan : le focus stacking, c’est plus facile que vous ne le pensez

Des myrtilles congelées, des détails étincelants…et le « souffle du dragon » (dragon breath)

Une photo nette du premier à l’arrière-plan. Photo prise avec le Nikon Z 7 II + NIKKOR Z MC 105mm f/2.8 VR S @ 105mm, 4s, ISO 100, par Donna Crous et Aurélie Gonin.

Dans notre vidéo, Donna décale la mise au point sur toutes les myrtilles gelées afin de créer des images « d’une pureté cristalline sur toute la zone ». Et nous démontre ainsi que le focus stacking (empilement de mises au point) n’est pas aussi difficile qu’il y parait.

Comme le dit Donna : « on considère souvent qu’il suffit de réduire l’ouverture en la poussant de f/16 à f/22. Mais si faites le focus stacking en réglant votre appareil à une focale de 5.6, vous obtiendrez une image bien plus précise ».

Sélectionnez juste Focus shift shooting (« décalage de mise au point ») dans le menu de votre Nikon Z, et réglez ensuite le nombre d’images, et le nombre de pas (steps), que vous souhaitez. Définissez le premier point focal à l’avant de votre sujet, et l’appareil fera le reste. Lors de la prise de vue, l’appareil adapte automatiquement la mise au point de l‘avant vers le fond de l’image.

La meilleure astuce de Donna ? Toujours créer un fichier par série afin de ne pas passer des heures à chercher quelle photo appartient à quelle séance.

Photos à plat « flat lay » : comment aligner parfaitement votre appareil ?

Nikon Z 7 II + NIKKOR Z MC 105mm f/2.8 VR S @ 105mm, 1/20s, f/5.6, ISO 100 , by Donna Crous and Aurélie Gonin

Nikon Z 7 II + NIKKOR Z MC 105mm f/2.8 VR S @ 105mm, 1/20s, f/5.6, ISO 100 , by Donna Crous and Aurélie Gonin

Avec son taux de reproduction à 1:1, le NIKKOR Z MC 105mm f/2.8 VR S est optimisé pour le travail en macro, mais c’est aussi un objectif impressionnant pour les portraits détaillés ou encore pour des photos culinaires en prise à plat. Dans cette vidéo, Donna se contente de tirer parti de l’angle de vue du téléobjectif moyen, pour composer de magnifiques compositions de nature-mortes en utilisant un trépied.

Une nature-morte photographiée directement par le dessus, c’est ce que l’on appelle une photo « flat-lay », et Donna nous a révélé l’un de ses secrets : glisser un niveau à bulle spécial dans la griffe de l’appareil pour que ce dernier reste bien aligné durant toute la prise. Car, comme le dit Donna, ce qui est important c’est de bien vérifier l’alignement de l’appareil. C’est tellement facile de le déplacer -ne serait-ce que très légèrement- lors des réglages. Avec ce niveau à bulle pour guider la position de l’appareil, vous êtes libres d’utiliser l’écran tactile de votre Nikon Z pour vous assurer que l’angle est le bon. Vous pourrez aussi vérifier l’alignement en allant dans « options » sous le menu Affichage, et en activant l’horizon virtuel. L’horizon virtuel, qui permet de vérifier si l’appareil penche à gauche ou à droite, apparait soit dans l’affichage du viseur, soit sur l’écran.

Côté chiffres, Donna aime photographier avec une sensibilité à 100 ISO, et une ouverture de 5.6, ce qui, d’après elle, convient aux prises par dessus et vous donnera la meilleure mise au point et de nombreux détails. Selon la luminosité dont elle dispose, Donna pourra aussi photographier à la vitesse basse de 1/20ème de seconde ou même moins.

SnapBridge pour les photos flat-lay

Pour Donna, les compositions à plat nécessitent peu d’efforts grâce à l’application SnapBridge. Dites adieux aux longues heures passées debout, puis accroupi.e et encore debout afin de perfectionner votre scène.

Vous verrez dans la vidéo que Donna utilise tout simplement SnapBridge pour ouvrir Live View sur son smartphone lorsqu’elle travaille sa composition au sol. Elle voit ainsi en temps réel sur son téléphone ce que son appareil prendra, ce qui lui évite d’avoir à se relever pour regarder dans l’appareil à chaque ajustement de la composition. Une fois prête, elle déclenche la photo via l’application SnapBridge, évitant ainsi tout déplacement intempestif de l’appareil lors du déclenchement.

Astuce 2 : Tester l’ouverture et la distance

Image prise avec le Nikon Z 7II + NIKKOR Z MC 105mm f/2.8 VR S @ 105mm, 1/160s, f/3, ISO 1000, par Donna Crous et Aurélie Gonin

Image prise avec le Nikon Z 7II + NIKKOR Z MC 105mm f/2.8 VR S @ 105mm, 1/160s, f/3, ISO 1000, par Donna Crous et Aurélie Gonin.

Le NIKKOR Z MC 105mm f/2.8 VR S vous permet d’aller étonnamment près de votre sujet : jusqu’à 29 cm  ! En prenant de si près, vous n’avez qu’un plan focal très étroit pour travailler.

Et même en pratiquant la macrophotographie depuis longtemps, la mise au point sur un plan aussi étroit peut s’avérer difficile. Si vous n’arrivez pas à faire la mise au point souhaitée, il vous sera peut-être utile de vous remémorer le rapport entre plan de mise au point et profondeur de champ.

Le plan de mise au point est un champ en 2D devant votre appareil, à l’endroit de la mise au point. Bien qu’on l’appelle « plan » de mise au point, en fait il n’est pas plane (comme une plaque de verre), mais incurvé (comme une lentille). Tout ce qui est plus proche que le plan sera en dehors de la mise au point, ainsi que tout ce qui sera au delà du plan.

Comme vous le savez certainement, la profondeur de champ est la distance entre les objets nets les plus proches et les plus éloignés. En d’autres termes, la profondeur de champ est la zone autour de ce plan 2D, dans laquelle les objets sont encore assez nets pour l’image que vous voulez créer.

La profondeur de champ est affectée par la proximité, la longueur de focale et l’ouverture. Comme la focale du NIKKOR Z MC 105mm f/2.8 VR S est fixe, nous évoquerons ici la proximité et l’ouverture.

Commençons par la proximité. Plus vous êtes proche de votre sujet, plus la profondeur de champ sera limitée. En photographiant de près avec le NIKKOR Z MC 105mm f/2.8 VR S, vous aurez une profondeur de champ bien plus fine qu’en prenant la photo de plus loin.

Et pour l’ouverture ? Réduisez l’ouverture, et vous augmenterez la profondeur de champ. Si vous photographiez de très près en réduisant l’ouverture, votre profondeur de champ sera encore fine, mais remarquablement plus étendue qu’avec une ouverture maximale. Pour les photos de sujets en mouvement de types insectes ou fleurs secouées par le vent, en réduisant l’ouverture, vous aurez plus de chance d’avoir une bonne mise au point sur les sujets.

Avec le NIKKOR Z MC 105mm f/2.8 VR S, votre zone de mise au point est rendue avec précision, même avec une faible profondeur de champ. Mais si vous souhaitez utiliser des bokeh pour attirer l’attention sur vos sujets lorsque vous faites de la macro, il peut être intéressant de tester la position de vos sujets et différents réglages d’ouverture. En allant jusqu’aux focales 5, 6, 8 ou même 11, le NIKKOR Z MC 105mm f/2.8 VR S vous donnera une netteté incroyable, et pour la macrophotographie, il n’est pas rare d’aller jusqu’à la focale 16 ou même au delà.

Ceci clos nos deux premières astuces sur la macrophotographie culinaire. Nous serons de retour dans deux semaines pour les trois dernières astuces.

En attendant….quel a été votre plus gros défi avec la macrophotographie ? Racontez-nous tout. Qu’il s’agisse de réaliser une merveille de netteté et de mise au point, ou de capturer les merveilleuses miniatures du monde naturel. Taggez vos photos avec #CreateYourLight et votre photo sera peut-être exposée sur nos réseaux.

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  1. JAMEZ dit :

    Super, merci.
    YJ