Nikon : partenaire des aventures extrêmes depuis toujours
Reportage

Des prototypes créés spécialement pour les conditions extrêmes aux dernières expéditions où les boîtiers sont mis à rude épreuve, Nikon fut et sera encore pendant longtemps le partenaire des aventuriers. Voyage au Pôle Nord, en Antarctique, vers les plus hautes montagnes du monde ou au plus près des volcans…

Le modèle : Naomi Uemura 

extrêmes Nikon Naomi Uemura Ira Block

L’aventurier japonais Naomi Uemura a réalisé un exploit en 1978 : il est le premier homme à atteindre le Pôle Nord en solitaire. Un périple de 800 km, réalisé en 57 jours sous des températures variant entre 0 et -43° avec pour compagnie un traineau attelé de 19 chiens. La logistique pour réaliser un tel parcours était des plus exigeantes : Naomi Uemura partit avec quelques 450 kg de matériel. Des ravitaillements furent livrés par avion à différents points de la route. Afin d’assurer le témoignage de cet exploit, Naomi Uemura pris contact un an auparavant avec les équipes Nikon pour créer un appareil photo à même de fonctionner dans des conditions aussi extrêmes. Basé sur le F2, tout le système fut lubrifié avec une huile spéciale à même de résister aux températures extrêmement négatives. Le boitier fut construit en titane, Nikon étant alors le seul fabriquant maîtrisant cette technologie.

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Les recherches ont donné naissance au prototype Nikon F2 Titanium Uemura Special. Seules 3 unités furent fabriquées. Naomi Uemura a embarqué 2 boitiers dans son périple et ramena quelques 180 prises de vue. Une expédition légendaire qui a d’ailleurs été immortalisée par un autre photographe, Ira Block, lequel faisait ses débuts pour le magazine National Geographic.

En 1982, un autre prototype fut créé pour une expédition de Naomi Uemura : le Nikon F3 Titanium Uemura Special, cette-fois basé sur le Nikon F3. Naomi Uemura avait pour projet de gravir le massif Vinson, le plus haut sommet d’Antarctique culminant à 4892 mètres d’altitude. Mais en raison de la guerre des Malouines en mars de cette année, le voyage a dû être annulé et l’appareil photo n’a jamais été utilisé. Naomi Uemura disparu en 1984 suite à l’ascension hivernale du mont McKinley en Alaska. Son sens du dépassement de soi, son humilité et ses exploits influencent encore aujourd’hui les explorateurs du monde entier.

extrêmes Nikon Pole Nord Artic Ira Block

Vincent Munier : du Tibet en Antarctique 

Vincent Munier, photographe naturaliste parmi les plus reconnus et ambassadeur européen Nikon a lui aussi eu loisir de mettre à rude épreuve le matériel. Au cours de ses multiples expéditions aux quatre coins du globe, le photographe a toujours poussé plus loin les limites des boitiers et des objectifs pour ramener des images de nature rares et splendides. En témoigne son expédition au Tibet pour tester le D4 ou son voyage dans le continent blanc dans le cadre de la mission Antarctica. Deux voyages sur lesquels il est revenu à l’occasion d’une conférence lors du dernier Salon de la Photo.

Au Tibet, outre les difficultés administratives pour s’y rendre, Vincent Munier devait tester la robustesse du boitier, l’auto-focus et le mode vidéo, dans des conditions extrêmes. La poussière et le froid furent les principaux obstacles. Equipé du 200-400 mm ou du 600 mm, le D4 a passé avec succès toutes les épreuves. Dans des températures le plus souvent sous les -20° à des altitudes de plus de 4000 mètres rendant l’oxygénation difficile, les tests n’étaient pas de tout repos ! Vincent Munier estime d’ailleurs que le Tibet, « troisième pôle » et toit du monde, constitue un environnement plus rude que les pôles Nord ou Sud.

Salon de la Photo Nikon Vincent Munier Laurent Ballesta

L’expédition Antarctica a réuni une équipe artistique sur la base Dumont-d’Urville en Terre Adélie pour mesurer l’impact du bouleversement climatique sur les régions polaires et sensibiliser le grand public à ces questions environnementales. Une mission de 45 jours autour du réalisateur Luc Jacquet, accompagné de Vincent Munier chargé de photographier « sur la glace » et de Laurent Ballesta, chargé de photographier « sous la glace ». Au menu des hostilités : des tempêtes pouvant aller jusqu’à 300km/h en hiver, une banquise friable à tout moment, le sel, le froid, les chocs. Vincent Munier avait ainsi pour habitude de laisser son D4S dehors pour éviter les chocs thermiques.

Alpinisme et Nikon 

Question alpinisme, Nikon n’est pas en reste. Nombreux sont les photographes à avoir ainsi transporté leur matériel vers les sommets les plus difficiles du monde.

Evrard Wendenbaum, photographe et vidéaste français, est spécialisé dans l’exploration des endroits sauvages où l’homme n’a encore pas posé ses pieds. Il revient ainsi dans cette vidéo sur son expédition à la frontière sino-kirghize, dans le massif du Tian Shan. Il accompagnait les alpinistes Sean Villanueva O’Driscoll, Nicolas Favresse et Stephane Hanssens pour gravir une paroi de 1500 mètres culminant à 5842 mètres d’altitude.

Evrard Wendenbaum emportait avec lui deux boitiers Nikon D800 ainsi que quelques Nikon 1 qu’il mettait à disposition des autres grimpeurs. Un film est né de cette expédition : « China Jam ». Chef opérateur principal, Evrard témoigne ainsi du savant dosage nécessaire entre son temps consacré aux prises de vue et son temps pour le bon déroulement de l’ascension. Avant d’être photographe / vidéaste, il reste avant tout un alpiniste et l’objectif principal est bien d’atteindre le sommet. Evrard explique aussi que la principale contrainte pour le matériel provient du froid, une condition qui entraîne une consommation beaucoup plus importante des batteries.

Plus récemment, le photographe Marc Daviet, originaire de Haute-Savoie et moniteur d’escalade, présentait le D750 comme le compagnon idéal pour photographier en montagne, de par sa polyvalence, sa fiabilité et son poids réduit. « Mon boîtier Nikon D750 à 3800m d’altitude dans la tempête de neige après 10 minutes d’utilisation et par -20°c. Avec sa tropicalisation comme sur un D810 ou un D5,  il est possible de l’emmener sur les reportages les plus extrêmes. Pour l’instant il ne m’a jamais fait faux bond. »

extremes Nikon Pakistan K2 Alex Buisse

Les amoureux des cimes ne seront pas en reste avec les photos proposées par Alex Buisse, photographe aventurier basé à Chamonix. Déjà présenté sur le Mag à l’occasion de son reportage sur les athlètes réfugiés africains concourant pour les J.O. de Rio, Alex Buisse n’a pas son pareil pour magnifier les Alpes, les gorges du Verdon ou encore le mythique K2 au Pakistan. Partant « léger », Alex s’équipe du D4, D800 ou du D5 avec deux objectifs de prédilection : le Nikkor 16-35mm f/4 VR et occasionnellement le Nikkor 70-200mm f/2.8 VR.

La liste des photographes spécialisés en montagne équipés en Nikon pourrait s’allonger encore : citons l’ambassadeur Nikon aux Etats Unis Corey Rich, l’australien Simon Carter ou bien encore Keith Ladzinski qui a présenté le film Exposure, entièrement shooté en 4K avec le Nikon D500.

Des volcans à l’expédition Adaptation 

Autre environnement extrême, celui des volcans. Deux photographes passés sur le Mag en expliquaient les dangers et l’incroyable attirance des éruptions de lave. Luc Perrot, lauréat des photos nightscape award, a ainsi magnifié le Piton de la Fournaise à la Réunion en s’y approchant au plus près avec son D800. Alexandre HEC, a photographié le plus grand lac de lave au monde situé au Nyiragong en RDC (République Démocratique du Congo) ou encore la fureur du Kilauea à Hawaï. Outre les multiples dangers liés au gaz, aux explosions, aux effondrements et aux coulées de lave, il est indispensable de protéger au mieux le matériel de la cendre.

Le photographe Lucas Santucci a suivi pour l’agence Zeppelin l’expédition Adaptation, soit la traversée successive des quatre milieux les plus extrêmes de la planète pour mieux étudier les capacités d’adaptation du corps humain : le désert Iranien (chaleur et aridité), la Patagonie (froid et humidité), l’Amazonie (chaleur et humidité), la Sibérie (froid et aridité). D’abord réalisée en solo par le chercheur-explorateur Christian Clot, l’expédition va réunir cette année un groupe de 20 personnes, 10 femmes et 10 hommes, pour étudier leur adaptation. Lucas Santucci a déjà expliqué sur le Mag les étonnantes capacités d’adaptation du matériel photo qu’il emportait : un D5 et un D500 et les objectifs 24-70 mm f2.8 et 70-200 mm f/2.8, qui ont toujours répondu au doigt et à l’œil malgré les conditions extrêmes environnantes.

Découvrez également l’article « Nikon dans l’Espace » qui raconte l’un des environnements les plus extrêmes qui soient, l’Espace : zéro gravité, des variations de température affolantes, le tout en orbite à quelques 28000 km à l’heure comme c’est le cas dans l’ISS… l’enjeu est de taille et Nikon bénéficie de décennies d’expertise dans le domaine. Une tradition qui remonte aux années 70 racontée sur le Mag.

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