Les rêvalités de Julie de Waroquier

Vidéo

A l’occasion de la sortie de son premier court-métrage réalisé en collaboration avec Damien Steck, nous avons demandé à Julie de Waroquier de nous parler de ses projets en cours et à venir… Embarquez pour un voyage dans son univers à la frontière entre rêve et réalité.

Depuis notre dernière interview, de l’eau à coulé sous les ponts. Sur quels projets as-tu travaillé ?

J’ai continué à travailler sur des séries personnelles : la base de mon activité reste le plaisir que je prends à créer mes petits contes en images. Je construis davantage le propos de mes séries, pour essayer d’aller plus loin dans la recherche artistique.

Mais j’ai aussi par ailleurs diversifié mes prestations professionnelles, en travaillant dans l’illustration et la publicité (dernièrement pour l’Opéra d’Avignon par exemple). Enfin, j’ai eu la joie fin 2012 de pouvoir publier mon premier livre, « Rêvalités », qui rassemble 5 ans de création photographique. Ce livre vient d’être adapté en film, pour donner une nouvelle forme aux images…

Ton court-métrage « Rêvalités »  t’a demandé un an de travail. Peux-tu nous en dire plus sur la genèse de ce film ?

Damien est réalisateur de profession. Il m’a contactée il y a un peu plus d’un an pour me proposer de collaborer sur un projet de court-métrage dont le but serait d’adapter mon livre photographique en film. Au début, ce ne devait être qu’un clip musical, une succession d’images esthétiques. Mais peu à peu, nous avons eu l’envie commune d’aller plus loin, et de réaliser un véritable court-métrage scénarisé. Plus on avançait, et plus la durée du film s’allongeait, jusqu’à 20 minutes au final ! C’était une collaboration magique, fondée sur l’échange et la volonté de plonger ce film au plus profond des émotions.

Tu as utilisé un service de crowdfunding pour financer ce court-métrage. À ton avis, est-ce l’avenir de la création photo-vidéo ?

Au début, j’étais plutôt contre. Je n’aime pas l’idée de « demander de l’argent », même pour un beau projet. Ce qui m’a convaincue, c’est que nous avons fonctionné sur le principe de la pré-vente de DVD : les contributeurs pouvaient demander à recevoir un blu-ray ou DVD (en plus de tirages et autres contreparties), que l’on ne commercialisera pas par ailleurs. Avec cette exclusivité, le projet de crowdfunding avait du sens.

Surtout, ce projet de financement participatif a été l’occasion de souder une vraie communauté autour du film, en diffusant régulièrement des news ou des extraits de tournage.

Je ne saurais pour autant pas dire si ce genre de projet est l’avenir de la création ; mais bien employé, cela peut générer beaucoup d’énergie positive.

Peux-tu nous révéler quels sont tes futurs projets ?

En photo, je travaille en ce moment sur une série nommée « Mécanisme », qui met en scène des personnages mêlés de rouages. Je ne sais pas trop où ce projet me conduira, mais il me permet de tester de nouvelles techniques de prise de vue et de retouche.

Côté vidéo, nous allons essayer de faire vivre le film à travers les festivals et diverses projections, cela dépendra de l’acceptation ou non de notre dossier…

J’ai plusieurs expositions de prévu également ; je participerai notamment en mai à la Biennale Internationale de l’Image à Nancy, et au festival Regards dans la région de Perpignan. L’idée est dans les prochaines expositions de pouvoir réaliser des projections du film pour accompagner les tirages, et donner sens à tout cela !

Dernière question : à ton avis, qu’est ce qu’une bonne photo ?

Une photo qui répond à la démarche initiale. Les critères varient selon les genres de photographie, selon chaque photographe, selon chaque courant. Il me semble donc que ce qui compte, c’est que la photo remplisse les objectifs qui ont conduit à sa création. Je ne demanderai pas à une photo dite plasticienne d’être réaliste pour être bonne, de même que je ne demanderai pas à une photo de reportage de guerre d’être esthétique pour être réussie.

Retrouvez Julie de Waroquier sur sa page Facebook et son site web.

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