En immersion dans un bloc opératoire avec Frédéric Dides

Interview

Pour cette série photographique intitulée « B.L.O.C.S », le photographe de presse Frédéric Dides a capturé l’ambiance d’un bloc opératoire du Centre Hospitalier de Grasse (06). Un reportage immersif qui permet de ressentir toute la tension de ce lieu qu’il connait bien avec son passé d’infirmier. 

En immersion dans un bloc opératoire avec Frédéric Dides

Pourriez-vous présenter votre parcours en quelques mots ?

Je suis photographe depuis un peu moins de dix ans et infirmier dans une autre vie. J’ai toujours été attiré par la photographie documentaire et journalistique. Je travaille comme reporter sur des sujets d’actualité ou bien sur des series plus personnelles comme B.L.O.C.S. Je suis maintenant diffusé depuis un an et demi par l’agence Sipa Press et membre du collectif Hans Lucas.  Cela me permet d’être diffusé dans la presse nationale et internationale pour couvrir de nombreux sujets.

En immersion dans un bloc opératoire avec Frédéric Dides

Quel est le concept de la série immersive « Blocs Photo » ?

Le concept est simple : une série de photographies réalisées au cœur d’un bloc opératoire de chirurgie générale. Je connais bien ce milieu mais je voulais le faire « un peu » découvrir à un plus large public.

En immersion dans un bloc opératoire avec Frédéric Dides

Quelle est la particularité d’un tel exercice ?

Elles sont nombreuses, déjà l’environnement est protégé pour être le plus propre possible, il est donc interdit d’amener un sac, des pieds-photos etc… Il y a une façon de circuler dans une salle d’opération, une façon de se mouvoir, il faut faire attention à tout l’environnement. L’essentiel est d’être le plus discret possible car la tension est importante quand le corps est ouvert. Tout le monde est concentré, mon job est de capter cette tension et de la rendre en image.

Pourquoi opter pour un traitement en noir & blanc ?

Pour deux raisons, la première c’est que l’éclairage artificiel d’une salle d’opération n’est pas très beau, parfois vert, parfois jaune, c’est du néon. Ensuite, le Noir et Blanc permet de ne pas montrer le sang, on l’imagine parfois, mais il n’y a pas de rouge, qui pourrait mettre mal à l’aise le public.

En immersion dans un bloc opératoire avec Frédéric Dides

Je ne voulais surtout pas faire quelque chose de gore ou d’impressionnant. Par contre, la lumière des Scialytique (ces grosses lampes dirigeables au dessus du champ chirurgical) est très dure et très puissante. Ça donne une ambiance presque pesante et coupe le décor autour de la salle, et le noir & blanc renforce cela.

En immersion dans un bloc opératoire avec Frédéric Dides

Que souhaitez-vous diffuser à travers cette série ?

J’aimerai montrer la tension et la concentration qui règne dans ces endroits et que seul les professionnels connaissent. Comme je l’ai dit, c’est quand la peau est ouverte que tout commence. Je n’ai pas voulu me concentrer sur les « gens » du bloc, mais bien sur les gestes.

En immersion dans un bloc opératoire avec Frédéric Dides

Quel matériel utilisez-vous et pourquoi ?

Les premières photos on été réalisées avec un Nikon D4, mais il n’était pas assez discret. J’ai acquis un Nikon Z6 et j’ai pu réellement faire ce que je voulais grâce à sa discrétion. C’est la clef pour ce travail. La définition et la dynamique sont excellentes mais j’apprécie avant tout ce silence !

Sinon, j’utilise un 35 mm 1.8Z qui est excellent et un 85 1.8AF-g monté sur bague FTZ. Je n’utilise que ces optiques pour ce travail là, à pleine ouverture pour couper le plus possible l’environnement extérieur et concentrer le regard du lecteur sur une zone bien précise.

En immersion dans un bloc opératoire avec Frédéric Dides

Quels sont vos projets pour la suite ?

Par la suite, j’aimerai me rendre dans d’autres blocs opératoires sur d’autres spécialités chirurgicales. Le but ultime serait d’en faire un livre, mais il me faut un peu plus de matière.

En immersion dans un bloc opératoire avec Frédéric Dides

Frédéric Dides

Photographe de presse et photo-reporter travaillant en France et à l’étranger.

son matériel

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  1. Steigel Olivier dit :

    Sublimes prises de vue et complètement d’accord pour le choix de N&B. Bravo.

  2. Frederic DIDES dit :

    Merci beaucoup Olivier