Les rues du Bangladesh dans l’objectif d’Ashraful Arefin

Portrait

La photographie de rue est un des pans de la photographie qui nécessite le plus de patience et d’attention chez le photographe. Saisir l’énergie de la rue, isoler un sujet et composer une scène dans un laps de temps réduit est un défi à relever. Le photographe Ashraful Arefin connaît parfaitement la recette d’une parfaite photo de “street photography”. Il capture ses tranches de vies dans les rues surpeuplées du Bangladesh.

Ce n’est qu’en 2013 qu’Ashraful Arefin découvre sa passion pour la photographie. A travers son objectif il nous dévoile des instants quotidiens que lui seul arrive à percevoir. Il parvient à isoler un sujet de l’agitation de la ville. Chacun de ses clichés est une invitation à entrer dans la scène qu’il imagine.

Ses photographies regorgent de couleurs étincelantes. Il nous présente les différents sujets qui font la vie de la rue : les marchés, les vendeurs et les taxis ambulants, les passants. Ashraful Arefin arpente les rues à la recherche de la scène qui lui permet de composer son cliché. Le souhait du photographe est de “capturer un instant qui permet aux spectateurs de voir le monde comme un lieu de rêve, d’apprécier les beaux moments simples qui nous entourent”.

La photographie de rue permet de faire d’un moment quotidien un instant unique. Ashraful Arefin imagine ses clichés en jouant avec la lumière du soleil à toute heure de la journée. Chaque scène capturée regorge de jeux de lumière permettant aux sujets de s’exprimer.

Le photographe maîtrise parfaitement la profondeur de champ pour permettre d’isoler le sujet principal de sa photo. Chaque image invite l’observateur à imaginer l’histoire qu’il en émane. Nous nous surprenons également à nous projeter dans les conditions dans lesquels le cliché a été capturé.

Ashraful Arefin est un de ces photographes pour qui la notion d’ “instant décisif” évoqué par Henri Cartier-Bresson, ne semble plus avoir de secret. La photographie de rue demande un œil parfaitement aiguisé et attentif à son environnement. Parfois il s’agit de saisir l’instant immédiatement lorsque la scène se présente, parfois il faut savoir faire preuve de patience et attendre que la scène se dessine devant l’objectif. Le photographe de rue construit son image en fonction de l’énergie de son environnement.

Ashraful Arefin nous offre un regard coloré sur les rues de son pays, le Bangladesh. Chaque scène qu’il nous dévoile est une tranche de vie quotidienne à la fois poétique et colorée qui nous donne simplement envie de sauter dans le prochain avion pour venir parcourir à notre tour ces ruelles.

Les rues du Bangladesh dans l'objectif d'Ashraful Arefin

Ashraful Arefin

Photographe professionnel né en 1987, basé au Bangladesh.

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  1. gerard belbeoch dit :

    Superbes images bien traitées….Bravo
    http://www.pbase.com/gedumans

  2. LoJ dit :

    « Ashraful Arefin est un de ces photographes pour qui la notion d’ “instant décisif” évoqué par Henri Cartier-Bresson, ne semble plus avoir de secret. »
    Il faudrait arrêter d’associer HCB et « l’instant décisif » à toutes les sauces. Pour lui la couleur était vulgaire (et quand elles sont à ce point trafiquées, ça l’est encore plus). Ensuite, ces images sont tellement traitées qu’elles en paraissent artificielles, comme s’il s’agissait du montage d’un premier plan net détouré sur un arrière-plan flou. Les images fabriquées sont aux antipodes de l’instant décisif de Cartier-Bresson. Nous vivons à une époque où le post-traitement est plus important que la prise de vue. Parlons de pixographie au lieu de photographie. Sans l’artifice du numérique, il y aurait moins de photographes autoproclamés…