Prêt de matériel pour le Nikon Film Festival : Nadia Anebri nous raconte son expérience
Interview

Depuis maintenant 3 ans, Nikon propose aux vidéastes amateurs ou professionnels qui souhaitent participer au Nikon Film Festival d’emprunter gratuitement du matériel vidéo afin de réaliser leurs projets. L’an dernier, plus de 300 prêts ont été réalisés dont celui de Nadia Anebri qui nous raconte son expérience.

Pourriez-vous présenter votre parcours en quelques mots ?

Tout d’abord je tiens à vous remercier de me proposer de partager mon expérience, je trouve ça plutôt sympa. Alors, en ce qui concerne mon parcours, disons que je suis une « jeune » scénariste-réalisatrice autodidacte.

Comment avez-vous connu le Nikon Film Festival et le prêt gratuit de matériel ?

Difficile de passer à côté depuis quelques années. Entre les comédiens(iennes), les scénaristes, les réalisateurs(trices) qui en parlent sans compter les autres et les réseaux sociaux, on ne peut qu’être intrigué par cet événement.

Concernant le prêt, c’est Sergio Pulido, le chef opérateur avec qui j’ai collaboré qui m’en a parlé. Dès lors, il était évident pour moi de tourner avec un Nikon. C’est quand même le Nikon Film Festival non ? Le plus dur a été de choisir l’objectif car vous n’en prêtez qu’un. On s’était mis comme contrainte de n’utiliser que votre matériel. Finalement c’était amplement suffisant pour ce que nous avions à faire.

Nikon Film Festival : Nadia Anebri nous parle du prêt gratuit de matériel

Comment fonctionne le prêt ?

C’est aussi simple que de commander un article en ligne. Sur le site du festival, il y a un lien via lequel nous pouvons entre en contact avec les personnes qui s’occupent des prêts. C’est également sur cette page que l’on peut consulter le planning des disponibilités. Il faut choisir la semaine que l’on souhaite en fonction des dates restantes et prévoir un chèque de caution et une pièce d’identité pour venir récupérer le matériel qui nous est gracieusement prêté pour une semaine, à l’adresse indiquée dans la confirmation.

Le planning se remplit très vite donc je conseille vivement d’entreprendre cette démarche au plus tôt pour ceux qui souhaitent bénéficier de ce dispositif afin d’avoir le choix des dates et pouvoir ainsi réunir l’ensemble de l’équipe désirée.

Parlez-nous de votre film

« Je suis une régression » parle de l’esclavagisme sexuel en lien avec les nouvelles technologies et de ce que ça engendre pour certaines femmes : une déshumanisation. Sébastien Gimbert qui m’a aidé à retravailler le scénario, y a apporté un ton comique. C’est un mélange d’absurde et de légèreté mais qui laisse à la fin, un goût amère.

Je suis une régression

Que retirez-vous de cette expérience ?

C’est tout à fait le terme ! On expérimente avec bien souvent très peu de moyen mais toujours une bonne ambiance et une équipe plus qu’investie. Après, moi je ne suis pas trop réseaux sociaux donc je n’ai pratiquement fait aucune publicité une fois le film mis en ligne. À tord, puisque plus il est partagé et vu, plus il aura de chance de ne pas passer inaperçu. De plus, l’un des prix décerné est celui du public.

Allez-vous participer de nouveau cette année ?

Malheureusement l’inspiration ne se prévoit pas mais en général dès que le thème est annoncé, je cogite beaucoup puis je zappe et passe le relais à mon inconscient car j’ai toujours cru en cette petite phrase : « C’est en se détachant des choses qu’elles viennent à toi ». C’est donc seulement lors d’une discussion, en découvrant l’actualité ou en observant la vie, que quelque chose va me toucher ou m’interpeller et qu’une idée va arriver. Bien souvent nous sommes proche de la clôture des participations, du coup je fais tout dans l’urgence.

Quels sont vos projets pour la suite ?

Déjà d’être plus active sur les réseaux sociaux et de tourner d’ici la fin de l’année. En parallèle, « Petit Poussin », mon premier court-métrage a reçu la Bourse Kiss film et été pré-acheté par France 2. Nous attendons des réponses de financement donc en attendant patiemment, je vais utiliser la loi de l’attraction.

Cette année le prêt de matériel sera disponible sur Paris, Lyon, Nice et Bordeaux. Pour en savoir plus et réserver votre prêt, rendez-vous ici.

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